Découvrez la Plateforme de ressources et le recueil de bonnes pratiques 

L’objectif principal de cette plateforme est d’aider les services d’aide aux sans-abri et les autres services d’accompagnement qui travaillent avec des personnes sans abri qui consomment de la drogue ou de l’alcool de façon problématique, afin d’améliorer la fourniture de services basés sur la réduction des risques relatifs à la consommation de drogue ou d’alcool. La Plateforme de ressources (Resource Hub) offre un recueil complet de publications comme des articles scientifiques, des lignes directrices relatives aux pratiques et des guides, des outils pour les professionnels et les usagers, ainsi que des vidéos et des documents axés sur le plaidoyer. Le Hub englobe une Liste reprenant toutes les ressources contenues dans le Hub et permet la réalisation de recherches spécifiques en utilisant des filtres pour chaque type de ressources comme les rapports, les guides et les lignes directrices, les outils pour les professionnels et les usagers, les vidés et les statistiques. Les ressources sont principalement disponibles en anglais et parfois dans d’autres langues.  

Le Recueil de bonnes pratiques présente 11 bonnes pratiques venant de différents pays européens qui visent à encourager les services à améliorer leurs services existants. Chaque portrait de bonne pratique décrit les caractéristiques principales du service et les raisons pour lesquelles elle est considérée comme une bonne pratique. Par ailleurs, vous trouverez un lien vers le site web de l’organisation ainsi que les coordonnées de la personne de contact de chaque service. Ce recueil s’adresse aussi bien aux directeurs et coordinateurs de services qu’aux travailleurs de terrain. 

Si vous souhaitez plus d’informations ou si vous avez des questions, veuillez contacter la coordinatrice de projet Ruth Kasper

 

L'événement de dissémination pour le secteur belge : plus de collaboration inter-services, déstigmatisation et rendre les personnes consommatrices de drogues/d'alcool "acteurs de leur vie"

Pas moins de 41 participants ont participé au séminaire intitulé ‘Comment améliorer les services de réduction des risques pour les personnes sans abri qui consomment des drogues ou de l’alcool ?’. Près de la moitié des participants travaille dans des services d’aide aux sans-abri et un tiers travaille dans des services spécialisés en toxicomanie et alcoolisme.

Ce séminaire a été organisé conjointement par la FEANTSA et SMES-B, un service bruxellois spécialisé en santé et toxicomanie. SMES accompagne les personnes sans abri et les personnes marginalisées qui consomment des substances et qui souffrent de problèmes de santé mentale. SMES est également partenaire du programme bruxellois de Logement d’abord, qui fournit des aides sociales et sanitaires, notamment en matière de toxicomanie, pour les personnes relogées.

Ruth Kasper, coordinatrice du projet HR4Homelesss chez la FEANTSA, a présenté le projet, son objectif général, les objectifs spécifiques ainsi que les différentes activités et les résultats. Une attention particulière a été accordée aux principes clés de la réduction des risques, la collecte de bonnes pratiques et aux solutions pour aider les services à améliorer la fourniture de services de réduction des risques pour les personnes sans abri et toxicomanes.

La présentation du projet a été suivie de trois interventions d’experts qui ont abordé la question de la façon dont il est possible d’améliorer les services de réduction de risques pour les personnes sans abri, chacun selon un angle différent. Premièrement, Mathieu de Baker, directeur de SMES, a présenté le modèle d’accompagnement intégré de SMES qui permet aux usagers d’obtenir une aide en matière de santé et de santé mentale, une aide en matière de toxicomanie et, dans la mesure du possible, un logement, via un modèle intégré et centré sur la personne. Le logement est essentiel pour stabiliser la situation de vie de la personne qui consomme des drogues (ou de l’alcool) durant une situation de sans-abrisme et réduire ainsi considérablement les risques de problèmes de santé. Le modèle de SMES n’implique pas uniquement des professionnels de l’aide sociale et des professionnels de la santé mais également d’autres aides plus informelles comme des voisins et des proches. Ensuite, Christopher Collin, directeur de l’asbl Dune, a placé l’accent sur la nécessité de stabiliser la santé pour permettre à la personne de devenir « actrice de sa propose consommation de drogues ou d’alcool ». Dune est un service bruxellois spécialisé en toxicomanie et réduction de risques, qui vient en aide aux personnes sans abri qui consomment des drogues. Christopher a présenté le modèle idéal de la réduction des risques pour les personnes abri ainsi que les implications pratiques de la réduction des risques. Enfin, Patrick McKay du service écossais d’aide aux sans-abri Turning Point Scotland a partagé son expérience par rapport à l’introduction de la réduction des risques en tant qu’approche générale dans les services d’aide aux sans-abri et dans le cadre d’un programme de Logement d’abord. Turning Point n’exige aucune abstinence de la part de ses usagers. La seule règle est de ne pas laisser en pleine vue du matériel pour la consommation de drogues lors des visites des équipes d’accompagnement. Le programme pilote a démontré que la moitié des usagers avaient réduit leur dépendance aux substances (dont l’alcool). Les usagers relogés ont indiqué que les travailleurs pairs jouaient un rôle clé dans leur rétablissement.

Les participants se sont ensuite divisés en petits groupes de discussion afin de discuter des solutions concrètes pour améliorer les services de réduction de risques pour les personnes sans abri, dans leurs services respectifs et en Belgique. Le renforcement de la collaboration avec les services locaux, comme la police, et la déstigmatisation de la toxicomanie sont ressortis comme deux éléments essentiels pour améliorer la réduction des risques.

L’événement s’est clôturé par une présentation détaillée des résultats du Rapport européen, incluant les conclusions de l’enquête européenne sur les services actuels de réduction des risques pour les personnes sans abri, et la synthèse de la consommation de drogues et d’alcool parmi les personnes sans abri et leur accès aux services d’accompagnement dans les pays partenaires.

 

Nouvelle publication : Les principes clés de la réduction des risques dans les services d’aide aux sans-abri VIDEO 

La vidéo résume les conclusions et le message du projet HR4homelessness dans sept Principes clés de la réduction des risques (HR) dans les services d’aide aux sans-abri (voir ci-dessous). Chaque principe est expliqué par un expert. Cette vidéo a été réalisée par notre partenaire Rights Reporter Foundation avec des contributions de tous les partenaires.  

  1. Les droits humains au cœur de la fourniture des services : La réduction des risques vise à assurer une qualité de vie individuelle et communautaire et un bien-être pour les usagers, sans viser nécessairement l’abstinence de toute drogue, en tant que critère clé pour toutes les actions et politiques. La réduction des risques exige un accès sans jugement et sans contrainte aux services de prise en charge.
  2. Engagement des usagers : La réduction des risques engage et implique des personnes avec une expérience du sans-abrisme et de la toxicomanie dans le développement et l’évaluation des politiques, services et programmes qui les concernent. Ce critère est essentiel pour obtenir des résultats sociaux et sanitaires et répondre aux besoins souvent ignorés.  
  3. Réduction des risques : La réduction des risques se concentre sur la réduction des dégâts causés par la consommation d substance pour l’individu et l’ensemble de la communauté. Elle prend en considération les facteurs qui peuvent exacerber la vulnérabilité comme les traumatismes, les séjours en prison, la racisme, l’origine sociale, le statut de logement, l’âge, l’orientation sexuelle et le genre.
  4. Attitude pragmatique : La réduction des risques accepte que la consommation de substances licites et illicites fait partie de notre monde. Elle reflète l’idée que personne n’adoptera jamais de comportement parfait en matière de santé et que ces comportements « parfaits » sont impossibles à définir car ils sont définis par des normes et déterminants sociaux.
  5. Accent sur l’individu : Les services de réduction des risques se concentrent sur la réponse aux besoins, préférences et valeurs des personnes et communautés avec lesquelles ils travaillent. Cela inclut la reconnaissance du conditionnement social de la santé, en abordant les relations de pouvoir entre les prestataires de soins et les usagers, ainsi que la promotion de la communication et de la prise conjointe de décisions.
  6. Stratégies, politiques et services basés sur des données probantes : ces services sont pertinents et efficaces pour les communautés qu’ils servent, et sont régulièrement évalués et, si nécessaires, adaptés. 
  7. Responsabilisation : La réduction des risques vise à réduire au maximum non seulement les impacts sociaux et sanitaires négatifs associés à la toxicomanie et à l’alcoolisme, mais également réduire les dégâts causés par des politiques, législations, services et pratiques institutionnelles. La réduction des risques promeut des processus et systèmes qui veulent tenir les individus et groupes responsables de leurs décisions et actions.

Vous trouvez la vidéo article utile ? Merci de la partager au sein de vos réseaux : https://www.youtube.com/watch?v=XlHi3SCNyMA.

 

Développement de la réduction des risques, incluant les salles de shoot et les services de proximité de lutte contre la toxicomanie au Danemark 

En savoir plus sur la situation actuelle relative à la consommation de drogue parmi les personnes sans abri et les services de réduction des risques dans le Rapport national du Danemark (en anglais uniquement).

Le Danemark a connu de vraies avancées en termes de services de réduction des risques au cours de ces 20 dernières années, ce qui a notamment permis l'établissement de cinq salles de shoot (salles de consommation à moindre risque) ainsi que de nombreux services sanitaires de proximité. Toutefois, en dehors des cinq grandes villes, l'établissement de services de réduction des risques s'avère beaucoup plus lent. 

Un élément qui a eu un impact sur les services d'aide aux sans-abri est l'évolution démographique. Si, au début des années 2000, la plupart des personnes sans abri étaient d'origine danoise, le sans-abrisme affecte de plus en plus les personnes d'origine migrante. L'absence de permis de séjour limite l'accès de ces personnes aux soins de santé (hormis les soins d'urgence), ce qui menace l'accompagnement des personnes sans abri qui présentent souvent de nombreux problèmes de santé, notamment liés à la toxicomanie ou à l'alcoolisme. La prévalence de la consommation de drogue et d'alcool parmi les personnes sans abri est très élevée au Danemark (66% selon Benjaminsen et al. 2019). Par ailleurs, le relogement des personnes dans des hébergements pérennes reste un des principaux défis pour garantir des traitements efficaces contre l'alcoolisme et la toxicomanie.

 

Association de la toxicomanie et du sans-abrisme -  situation actuelle et dévéloppements au Portugal

Découvrez la situation actuelle relative à la toxicomanie parmi les personnes sans abri et les services en matière de réduction des risques dans la Fiche nationale du Portugal (en anglais uniquement).

Au Portugal, l'accompagnement des personnes sans abri et toxicomanes s'est considérablement amélioré au cours de ces dernières années grâce à l'établissement de services de toxicomanie basés sur l'approche de réduction des risques, qui a déjà fait ses preuves, l'adaptation d'un modèle innovant d'intervention au niveau national, et l'établissement de centres d'aide pour les personnes toxicomanes qui fournissent des programmes de méthadone à faible seuil d'accessibilité et des aides sociales sans limite de temps. Toutefois, malgré le fait qu'un pourcentage important de sans-abri consomme des drogues (41% mentionnent la toxicomanie comme leur principale cause de sans-abrisme), les services d'aide aux sans-abri, en particulier les services d'hébergement temporaire et d'urgence, continuent de suivre une approche basée sur l'abstinence qui engendre des obstacles importants pour l'accès à ces services, et qui menace le suivi de traitement pour les personnes sans abri qui consomment des drogues.  

 

Toxicomanie et sans-abrisme- un lien de causalité complexe 

Découvrez la situation actuelle relative à la toxicomanie parmi les personnes sans abri et les services de réduction des risques dans la Fiche nationale de l'Irlande (en anglais uniquement).

En Irlande, le sans-abrisme a sensiblement augmenté depuis 2013. Il importe de différencier les personnes en situation pérenne de sans-abrisme, qui présentent souvent des besoins plus complexes, et les groupes de personnes qui sont sans abri depuis moins de temps, dont de nombreuses familles séjournant dans des hébergements d'urgence. Les personnes sans abri ont davantage tendance à consommer des drogues et à développer des problèmes de toxicomanie (par rapport à la population domiciliée). La toxicomanie peut être tant une cause de sans-abrisme qu'une conséquence de sans-abrisme de certaines personnes qui se retrouvent sans abri et qui recherchent un échappatoire. En outre, la toxicomanie peut également être exacerbée par le sans-abrisme.

 

Hausse sensible des Nouvelles Substances Psychoactives et réduction des services de réduction des risques - en Hongrie, les services d’aide aux sans-abri sont de plus en plus importants pour aider les personnes toxicomanes en situation de sans-abrisme

Si vous souhaitez en savoir plus sur la situation actuelle en matière de toxicomanie parmi les personnes sans abri et les services de réduction de risques, vous pouvez consulter la Fiche Nationale de la Hongrie (en anglais uniquement).

Nous lançons le premier d'une série de rapports nationaux qui analysent l'impact de la situation actuelle relative à la consommation de substance parmi les personnes sans abri, notamment la disponibilité et l'accès des services de réduction de risques ainsi que les obstacles. Ces rapports fournissent également une analyse des politiques importantes dans les domaines de la santé, du sans-abrisme et du milieu social. 

La toxicomanie en Hongrie au cours de la dernière décennie a été fortement impactée par la hausse sensible de la consommation des nouvelles substances psychoactives et la réduction des services de réduction des risques. Cette dernière est le résultat des changements du contexte politique global qui ont engendré une hausse de la criminalisation de la toxicomanie et du sans-abrisme et la réduction des ressources financières pour les services de réduction des risques. Les deux plus grands programmes de réduction des risques à Budapest, qui aident également les personnes sans abri, ont été obligés de fermer en 2014. Les services d'aide aux sans-abri ont joué un rôle croissant dans l'accompagnement des personnes toxicomanes. Les nouvelles substances psychoactives, bon marché et facilement accessibles, sont devenus la drogue de prédilection des groupes marginalisées, notamment des jeunes sans-abri. Cette situation nécessite une réponse nouvelle des services. 

Le rapport complet est disponible ici (en anglais uniquement).

 

La formation HR4Homelessness sur l’amélioration de la réduction des risques pour les personnes sans abri fut un franc succès !

Cette rie de 6 webinaires, qui ensemble forment la formation HR4homessness, fut un franc succès avec plus de 120 participants venant de dix pays européens.

Chaque session englobait des contributions d’experts ainsi que la possibilité d’échanger au niveau pratique, des discussions en petits groupes et des découvertes de bonnes pratiques existantes. Ces sessions ont couvert différentes thématiques, voir plus bas. En raison de l’intérêt important pour ces webinaires, le partenariat a décidé de publier l’enregistrement de la formation. Vous pouvez accéder aux enregistrements de chaque session ci-dessous.

Session 1- Encadrement de la consommation de drogue et du sans-abrisme > enregistrement 

  • Introduction du projet HR4Homelessness : objectifs, contexte, résultats de l’enquête européenne sur les services actuels de réduction des risques pour les personnes sans abri – Ruth Kasper, FEANTSA, coordinatrice du projet
  • Encadrement et construction du sans-abrisme – Wayne Stanley, Porte-parole national de Simon Communities en Irlande
  • Encadrement des toxicomanes et de la consommation de drogue– Roberto Perez Gayo, Correlation - European Harm Reduction Network

Session 2 – Vulnérabilités et risques liés à des substances spécifiques 

  • Bref historique de la réduction des risques et de sa relation avec les mouvements communautaires – Katrin Schiffer, Coordinatrice Correlation - European Harm Reduction Network > enregistrement
  • Risques et vulnérabilités – Roberto Perez Gayo, Correlation - European Harm Reduction Network
  • Vulnérabilités et risques relatifs à des substances spécifiques :
    • Nouvelles substances psychoactives – Eliza Kurcevic, Eurasian Harm Reduction Network > enregistrement 
    • Opioïdes et stimulants |Héroïne et cocaïne – Jorn Dekker, Coordinateur du centre d’accueil et Coordinateur de la salle de consommation de drogues, De Regenboog Groep (NL) (pas d’enregistrement disponible)
    • Drogues récréatives – Willem van Aken, Travailleur actif sur la prévention, Milieu de la nuit et Education par les pairs, Jellinek (NL) > enregistrement

Session 3 – Réduction des risques dans les services d’aide aux sans-abri

  • Introduction – Roberto Perez Gayo, De Regenboog Groep (NL) 
  • Panorama de la réduction des risques dans les services d’aide aux sans-abri – Filipe Costa Miranda, Directeur des Services Norte Vida, psychologue (PT) > enregistrement  
  • Mesures spécifiques de réduction des risques :
    • Programme de lutte contre l’alcoolisme - Marit Postma & Kathleen Dekkers, De Regenboog Groep (NL) > enregistrement
    • Test communautaire du VIH/VHC, Conseils et traitement - Jonas Demant, Users Academy (DK) > enregistrement
    • Travail de proximité et services mobiles - Henrik Thiesen, MD & Directeur de l’équipe sanitaire de la municipalité de Copenhague & Sandra Vieira, psychologue, équipe de maraudes de Norte Vida (PT)  > enregistrement

Session 4 – Le rôle de l’implication des pairs dans les services de réduction des risques > enregistrement

  • Introduction – Roberto Perez Gayo, De Regenboog Groep (NL)
  • Les services entre pairs sur la réduction des risques – Tait Mandler, Université d’Amsterdam
  • Implication des toxicomanes et des personnes sans abri - Mat Southwell, coordinateur de projet, EuroNPUD
  • Bonne pratique relative à l’implication des toxicomanes et sans-abri #1 + Discussion - Henrik Thiesen, Directeur du service de santé de la municipalité de Copenhague
  • Bonne pratique relative à l’implication des toxicomanes et sans-abri #2 + Discussion – Gerry Rolfe, Militant du travail par les pairs dans les services de santé pour personnes sans abri, Groundswell (Royaume-Uni)

Session 5 – Toxicomanie et sans-abrisme : Cadres intersectionnels  

  • Réduction des risques & Intersectionnalité – Roberto Perez Gayo, De Regenboog Groep (NL)
  • Intersectionnalité et groupes spécifiques d’usagers : Sans-abrisme, toxicomanie et… 
    • Genre – Aura Roig, Directrice de Meztineres- Service pour femmes qui consomment des drogues et qui ont été victimes de violences (ES) > enregistrement 
    • Migration – Ewa Wielgat, De Regenboog Groep (NL) > enregistrement
    • Diversité physique et neurale – Filipe Costa Miranda, Directeur des services Norte Vida, psychologue (PT) > enregistrement 

Session 6 – Travail de plaidoyer dans le contexte de la toxicomanie et du sans-abrisme  > enregistrement

  • Outils et méthodes de plaidoyer pour les services de réduction des risques et d’aide aux sans-abri – Peter Sarosi, Directeur exécutif, Rights Reporter Foundation (HU)
  • Plaidoyer sur des thèmes récurrents (sessions en petits groupes, aucun enregistrement disponible)
  • Session finale : Perspectives – Roberto Perez Gayo, Correlation - European Harm Reduction Network

Pour accéder aux documents de la formation, veuillez contacter la coordinatrice du projet, Ruth Kasper . 

Le feedback des participants de la formation sera intégré dans la version finale du rapport Principes clés du projet HR4homelessness, un cadre de qualité qui soutiendra la mise en œuvre et l’amélioration des services de réduction des risques dans le secteur de l’aide aux sans-abri.

L’intérêt pour cette formation démontre l’importance du projet. La publication des documents et enregistrements contribuera à renforcer l’impact positif de la formation, permettra de renforcer davantage les capacités des acteurs et soutiendra les événements locaux (prévus au printemps 2021).

 

L’enquête européenne sur les services de réduction des risques démontre que la plupart des services d’aide aux sans-abri proposent la réduction des risques  

L’enquête réalisée dans le cadre du projet ‘Réduction des risques pour les services d’aide aux sans-abri’ démontre que la réduction des risques est devenue une approche largement adoptée par les services d’aide aux sans-abri et d’autres services d’accompagnement qui viennent en aide aux personnes qui consomment des drogues et de l’alcool. L’enquête a contacté de nombreux services d’aide aux sans-abri, des services actifs en matière de toxicomanie et d’alcoolisme ainsi que d’autres services sociaux et services de santé. Elle a été réalisée en janvier et février 2020. L’enquête visait à évaluer la réduction des risques pour les personnes qui consomment des drogues et de l’alcool, notamment parmi les personnes sans domicile.

Pas moins de 185 organisations venant de 20 pays ont participé à l’enquête ; parmi ceux-ci, 69% étaient des services d’aide aux sans-abri, 8% des services spécialisés en toxicomanie et alcoolisme, 17% des services d’accompagnement locaux ou régionaux (autres que les services précités) et 6% des organismes publics, tels que des services publics de santé. Les résultats démontrent, parmi les différents types de services (à savoir les services d’aide aux sans-abri, les services d’alcoolisme et de toxicomanie, les services sociaux généraux, etc.), la plupart des organisations adoptent une approche basée sur la réduction des risques ; 82% autorisent l’accès à leurs services aux personnes sous l’influence de drogues, 30% autorisent la consommation de drogues au sein de leurs services, et les résultats sont similaires pour la consommation d’alcool. Toutefois, peu de services prévoient des salles de consommation de drogue ou d’alcool au sein de leurs locaux : 11% pour la consommation de drogue et 15% pour la consommation d’alcool. Le fait que seuls 27% des services adoptent explicitement une approche d’abstinence stricte concernant la consommation de drogue (22% pour la consommation d’alcool), démontre que la réduction des risques est largement adoptée non seulement parmi les services spécialisés en toxicomanie et en alcoolisme mais également parmi les services d’aide aux sans-abri et les services sociaux plus généraux. 

L’enquête a également analysé le type d’accompagnement fourni. Les accompagnements les plus souvent proposés par les services d’aide aux sans-abri sont les aides psychosociales, les services de conseil, les aides sociales en matière de réinsertion, les aides à l’emploi et l’éducation et les formations professionnelles. En termes d’aide relative à la consommation de drogue, les services d’aide aux sans-abri proposent généralement la fourniture de seringues, des services de prévention d’overdose aux opioïdes, des tests HIV et Hépatite C et des tests pour les maladies infectieuses Les services spécialisés en toxicomanie et alcoolisme et les services publics de santé jouent un rôle clé dans la fourniture de ce type d’accompagnement. En outre, les résultats indiquent que l’aide par les pairs et les services mobiles ainsi que les services destinés uniquement aux femmes sont devenus des éléments courants des services d’aide proposés par les services d’aide aux sans-abri.

Dernier point mais pas des moindres, il importe de noter que les résultats ne sont pas représentatifs du secteur européen de l’aide aux sans-abri et doivent être interprétés avec prudence dans la mesure où certains pays (comme l’Allemagne, le Portugal et le Danemark) sont clairement surreprésentés dans l’échantillon.

Les résultats complets seront publiés dans le Rapport européen du projet HR4Homelessness à la fin de l’année 2020.

Pour plus d’informations, veuillez contacter la chargée de projet Ruth Kasper.

 

Sur le project 

HR4Homelessness a identifié un des problèmes les plus urgents pour les services d’aide aux sans-abri, à savoir l’amélioration des services de réduction des risques pour les personnes en situation du sans-abrisme. Jusqu’à aujourd’hui, les sans-abri qui consomment de la drogue ne peuvent accéder aux services de réduction des risques, meurent ou contractent des maladies mortelles. La réduction des risques est la première étape essentielle pour améliorer leur santé.

Les principaux objectifs du projet sont :

  • Le développement de Principes clés en matière de réduction des risques qui aident les services à améliorer leurs services de réduction des risques.
  • L’organisation d’une formation de trois jours, basée sur les principes clés, et ciblant les travailleurs de terrain travaillant avec les services de toxicomanie et d’aide aux sans-abri.
  • Publier des rapports par pays qui fourniront une analyse des services actuels de réduction des risques dans les pays partenaires (HU, DK, NL, PT, IE), incluant les politiques et stratégies importantes dans ce domaine.
  • Développer une enquête européenne sur les services de réduction des risques dirigés par les services d’aide aux sans-abri. Les résultats seront présentés dans un rapport européen qui fournira également une analyse comparative des stratégies actuelles sur les services de réduction des risques dans les pays partenaires et au-delà.
  • Élaborer des recommandations politiques pour les décideurs politiques travaillant au niveau local et européen.
  • Organiser des événements de diffusion pour établir les Principes clés en matière de réduction des risques en tant que bonnes pratiques et diffuser le projet et les résultats.  

Tous les résultats seront disponibles gratuitement et seront publiés sur ce site web, au même titre que les dates des différents événements (prévus pour le printemps 2021). Vous pouvez également contacter la coordinatrice du projet Ruth Kasper.

HR4Homelessness a débuté le 1er septembre 2019 et durera 2 ans. Il est financé par le programme Erasmus+. Le projet implique des organisations travaillant dans les secteurs de l’aide aux sans-abri, l’aide aux toxicomanes et les droits humains : la FEANTSA (Belgique/Europe, coordinateur), Correlation Network / Rainbow Group (NL), la Rights Reporter Foundation (HU), Simon Communities of Ireland (Irlande), Health Team City of Copenhagen (DK), Norte Vida (PT) et SMES-B (Belgique) en tant que partenaire associé.